Discours du président National du FRONT POUR LE SALUT NATIONAL


Discours du président National du FRONT POUR LE SALUT NATIONAL

Monsieur le président National de l’Alliance Nationale pour la Démocratie et le Progrès

Excellences Messieurs les Ministres

Messieurs les Représentants des Missions Diplomatiques Mesdames et Messieurs les Représentants et Chefs de partis politiques invités

Mesdames et messieurs les membres du Congrès Mesdames et messieurs.

Je prends la parole en ma qualité de conseillère spéciale du Président National du Front pour le Salut National du Cameroun M. Issa Tchiroma Bakary, qui a voulu en ce jour spécial laisser la parole à une personne qui a partagé avec vous les combats pour l’avènement de la démocratie de la première heure.

C’est pour moi un immense honneur de prendre la parole devant cette auguste assemblée et un plaisir incommensurable de vous revoir après de si longues années.

Il fut un temps, nous cheminions ensemble autour de valeurs et d’idéaux et force est de constater que malgré le fait que le temps a passé, que nos routes se sont séparées, notre attachement, à des valeurs communes que sont l’unité nationale, l’intégration nationale, la démocratie, l’état de droit, la protection des droits de l’homme, la protection et la promotion de la paix, le respect de la différence, reste inébranlable.

Mesdames et Messieurs chers congressistes

Nous partageons ainsi trois préoccupations majeures ;

La crise économique sévère que traverse notre pays mais aussi le monde et qui rend ardue la lutte contre la pauvreté, les attentes de nos populations sont énormes, le gouvernement doit trouver des solutions concrètes.

»

La crise sécuritaire qui menace nos frontières dans la partie septentrionale de notre pays et qui a vu tomber de nombreux citoyens qui ont donné leurs vies pour défendre nos frontières. Qu’il nous soit permis de nous incliner devant leur sacrifice et de saluer leurs mémoires. Nous ne les oublierons jamais. Ce sacrifice ne doit être ni vain ni profané, nous avons la responsabilité de continuer le combat pour défendre nos frontières, la préservation de notre climat sociétal mais aussi pour l’amélioration des conditions de vie de nos populations. Nous devons continuer le combat afin de mettre hors d’état de nuire les barbares qui veulent nous imposer le rétropédalage civilisationnel, d’où qu’ils viennent. Nous exprimons notre gratitude et notre reconnaissante à nos forces de défenses et à la force multinationale mixte qui font un travail remarquable aux cotés des pays de la ligne de front

La troisième préoccupation est politique, c’est une crise qui a tendance à secouer notre pays dans ses fondements. La crise dans le sw et le nw de notre pays doit trouver un dénouement. Nous devons appeler tous nos compatriotes à privilégier le dialogue quelques soient ¡es difficultés auxquelles ils sont confrontés. Privilégier le dialogue et rejeter toutes formes de violences, physiques ou psychologiques pour trouver ensemble des solutions viables et pérennes. Le Cameroun doit demeurer un et indivisible, riche de sa diversité, fort de ses spécificités et beau par ses valeurs.

En tant que parti politique nous demandons que soit donnée une chance à la décentralisation que nous avons vu énoncer dans notre constitution de 1996, donnant à toutes nos régions une large autonomie de gestion, c’est de notre point de vue une solution très attendue par toutes les parties, nous ne devrions pas balayer du revers de la main tous les efforts entrepris ces onze dernières années.

Auguste Comte a dit que « îe progrès est te développement de l’ordre », nous ne pouvons oublier de féliciter nos forces de maintien de l’ordre et nos forces de défense qui ont tenu en respect toutes les velléités de provocation en préservant au maximum les vies humaines. Ils ont donné au monde une preuve éclatante de leur professionnalisme, de leur maîtrise et de leur attachement au respect de l’instruction. Nous regrettons évidemment la vingtaine de morts civiles, morts pour avoir entrepris une démarche dont ils ne mesuraient pas toutes les conséquences, poussées en cela par ceux qui, tapis dans les ténèbres, croient pouvoir mener un combat contre la lumière.

Le Cameroun ne négocie ni son intégrité territoriale ni son indépendance, ni son unité nationale. Ce ne sont pas des mots creux ni de la démagogie, et il ne s’agit pas de rejeter la légitimité des revendications relatives à l’amélioration des conditions de vie et du respect des spécificités culturelles des populations du SW et NW, qui rejoignent celles d’autres régions du Cameroun, il s’agit de donner au « vivre ensemble » au « living apart together » la force des mots.

Nous encourageons le gouvernement à ne reculer devant aucune difficulté pour la recherche de solutions consensuelles. Et à continuer à chercher les voies et moyens de la reprise effective des cours dans le Nord Ouest.

Monsieur le Président, mesdames et messieurs les congressistes, avant de clore mon propos je voudrais vous encourager à mettre en œuvre les excellentes solutions de votre programme relatives à la scolarisation des jeunes en général et de la jeune fille en particulier,  dans la zone du septentrion. Un proverbe de chez nous dit que « l’enfant est comme une boule d’argile, il prend toujours la forme qu’on lui donne ».

Monsieur le Président, permettez-moi de vous remercier une fois de plus pour l’accueil chaleureux que vous avez réservé à notre délégation et de vous souhaiter un plein succès dans vos travaux.

Vive la paix,

vive la fraternité dans nos différences,

vive le Cameroun

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