Première Convention Nationale de l’ANDP 4 Novembre 2017 à Yaoundé

Première Convention Nationale de l’ANDP
4 Novembre 2017 à Yaoundé

Discours de politique générale du Président National

Chers camarades

En ma qualité de Président National de notre Parti, je vous souhaite à tous, congressistes et observateurs, une chaleureuse bienvenue à Yaoundé.

Mes souhaits de bienvenue vont aussi à l’endroit de nos invités des Partis amis qui nous ont fait l’honneur de répondre à notre invitation, je leur dis un grand merci et un agréable séjour à Yaoundé. Votre présence à nos côtés, témoigne, de notre volonté du vivre ensemble dans notre pays et du partage des idéaux de paix, de justice et de démocratie si chers au Cameroun.

En votre nom à tous, je voudrais aussi remercier le Président de la Coordination Régionale du Centre pour les souhaits qu’il a bien voulu nous adresser à tous.

Chers camarades, notre dernier congrès avait eu lieu du 10 au 12 juillet 2008 à Kumba, dans la région du SUD- OUEST.

Statutairement, nous devrions nous retrouver 5 ans après, c’est-à -dire en juillet 2013. Seulement chers camarades, c’est pas la volonté qui nous a manqué, mais ce sont les moyens matériels car un congrès coûte cher et très cher, vous en savez vous-même le prix.

Un Parti Politique est une association qui vit des cotisations de ses membres, des dons et legs.

Ce manque de moyens est consécutif au non paiement des cotisations instaurées par le Parti et à la mévente des cartes de membres.

Si aujourd’hui, le Parti tient une convention à la place d’un congrès, c’est justement la conséquence de ce manque de moyens ; c’est le lieu de réfléchir sérieusement chers Camarades, sur les voies et moyens de mobiliser les ressources propres à notre Parti pour qu’il puisse faire face dignement à ses missions.

Une réflexion profonde doit être menée au cours des travaux de cette convention sur ce sujet ; car n’oublions pas que les années 2018 et 2019 seront des années électorales qui nous exigeront beaucoup de moyens pour présenter nos listes aux diverses consultations électorales à venir.

Chers camarades, ces prochaines élections sont un test important pour notre Parti. Après s’être doté des structures définitives au Congrès de Maroua, notre Parti s’est confirmé à Kumba en 2008 et c’est tout naturellement qu’a Yaoundé, notre présente rencontre aura le baptême de la Convention « de la croissance car ces consultations sont une occasion enfin pour nous de marquer notre croissance ; croissance pour atterrir dignement à l’Assemblée Nationale , croissance pour diriger des municipalités, croissance pour élire nos Sénateurs et nos représentants dans les régions.

Chers camarades, depuis» notre dernière séparation en juillet 2008, la terre a continué à tourner avec les contraintes de joie et de malheurs. Parmi les joies, certains de nos camarades ont été promus à des hautes responsabilités dans les secteurs publics et privés, mais aussi des contraintes malheureuses puisque Dieu les a rappelés à lui. En votre nom à tous nous adressons nos condoléances et notre compassion à leurs familles. A leur intention, je vous demande d’observer une minute de silence en leur mémoire.

Chers camarades, la doctrine du Parti énoncée au Congrès du Parti en juillet 2008 à Kumba dans mon discours de politique générale demeure d’actualité pour notre mouvement, il y a lieu au cours de cette convention, de prendre position sur un certains nombres d’événements qui interpellent notre pays.

En tête, je m’appesantirai sur la situation économique de notre pays.

A cause de la chute drastique des cours de pétrole en 2016, des prophètes de malheurs continuent à prédire que la dévaluation du francs CFA est inévitable dans notre zone monétaire ; il n’en est rien puisque face à la presse, le gouverneur de la BEAC expliquait le 11 juillet 2017 qu’il n’y a pas de dévaluation en vue et voici quelques chiffres pour appuyer son affirmation :

– lors de la dernière dévaluation en 1993 le taux de croissance de la zone était de 3% alors qu’elle se situe à l’heure actuelle à 4%

– le taux d’investissement était alors de 18,8% contre 23,5% actuellement

– le taux du déficit budgétaire s’établissait à 3,5% en 2017 contre 9, 7% en 1993

– le taux de couverture extérieure de la monnaie en zone CEMAC tourne autour de 60% contre 14,8% avant la dévaluation de 1994

– le compte d’opération de la BEAC auprès du trésor français est excédentaire de 2000 milliards de frs CFA en 2017 contre 78,6 milliards CFA en fin 1993.

En ce qui concerne le Cameroun, les clignotants sont encore plus au vert :

– sur un budget de 3500 milliards CFA en 2017, la part des recettes pétrolières n’est que de 300 milliards donc moins de 10% de notre budget

– les recettes du budget de l’Etat proviennent essentiellement des Impà´t et de la Douane ; ce qui dénote du caractère d’un développement industriel croissant de notre pays

– les produits d’importations relatifs à l’alimentation s’amenuisent d’année en année, ce qui renforce notre auto suffisance alimentaire.

Ceci étant, il ya lieu de reconnaitre que les prix de certains de nos produits

de base ont diminué et nous accusons un manque à gagner certain ; ce qui

implique un réajustement de nos politiques budgétaires notamment par la réduction du train de vie de l’Etat en supprimant ou en réduisant les dépenses non indispensables.

L’ANDP ne peut qu’appuyer une telle initiative salvatrice pour notre économie et pour notre pays

Je voudrais maintenant aborder le 2e point brûlant Que connaà®t en ce moment notre pays, le problème anglophone.

Ce n’est pas faire une prophétie de malheur quand je disais en 2008 à Kumba que le gouvernement, parlant des régions du Nord – Ouest, et Sud- Ouest, « a le devoir suprême de prendre soins de tous et sans discrimination car ces deux entités anglophones ont des problèmes spécifiques qui s’y posent et que des solutions idoines et urgentes doivent être trouvées pour les résoudre »

En ce début d’année 2017, faute de prendre en main sérieusement ce problème, la bombe a éclaté :

des avocats anglophones ont grevés les audiences réclamant une procédure spéciale en matière judiciaire typiquement Anglophone.

des enseignants ont pris le relais en abandonnant les salles de classes laissant les enfants à la rue à quelque mois des examens

des politiciens véreux ont profité de cette occasion pour lancer des appels aux villes mortes

des badauds ont aussi profité de cette situation pour semer le trouble en incendiant des édifices publics et privés

certains élèves qui ont décidé de ne pas respecter le mot d’ordre de grève ont payé de leurs vies

Bref le chaos s’est installé , des esprits mal intentionnés ont crié à la cesession et à la création d’un Etat Indépendant dans le Nord-ouest et le Sud-ouest appelé « ambasonia »

Heureusement, le gouvernement a réagi en maintenant l’ordre et en prenant les mesures de sauvegarde mais aussi ouvrant le dialogue avec les camerounais anglophones de bonne foi c’est ainsi que :

– un nouveau code pénal a été voté, reconnaissant la spécificité Anglophone dans la procédure judiciaire

– une commission nationale de dialogue a été instituée par le Président de la République pour passer en revue tous les problèmes posés par les anglophones

– à la Cour Suprême, une section spéciale a été créee, la Common Law pour tenir compte des spécificités anglophones.

– à l’école d’administration et de magistrature une section spéciale est aussi créée pour le recrutement et l’enseignement des étudiants anglophones

– le Président de la République a mis sur pied une commission nationale du bilinguisme et du multiculturalisme pour asseoir dans notre pays un véritable bilinguisme et le renforcement de notre vivre ensemble .

– en plus le Président de la République, par souci de détendre l’atmosphère et de sauvegarder l’Unité Nationale, a pris un décret le 30 Août 2017 pour arrêter les poursuites contre certains contrevenants.

Toutes ces mesures ont eu pour effet de diminuer la tension qui a régné dans la zone anglophone et ont permis d’assurer une rentrée scolaire sereine.

Aux Politiciens prà´nant la sécession, le Cameroun ne fera pas la marche en arrière, notre pays est un indivisible et ceux qui s’aventureront dans le sens contraire répondront aussi de leurs forfaits devant la justice. Mais les problèmes que connaissent ces deux régions anglophones sont nombreux, complexe* et variés et requièrent des solutions concrètes et durables ; c’est pourquoi nous encourageons le Président de la République à poursuivre le dialogue avec ceux des anglophones de bonne foi pour trouver les voies et moyens de revenir à la paix et à la sérénité dans les entités anglophones.

Chers camarades le Cameroun est en proie ces dernières années aux foyers d’insécurité dans l’Extrême Nord, l’Est et tout récemment en Adamaoua et même une partie de la région du Nord

Dans l’Extrême Nord, la secte islamique Djihadiste Boko Haram sévit depuis plusieurs années au nom de l’islam. En réalité cette secte d’apparence islamique, est surtout politique car on ne lui connaà®t pas une idéologie islamique précise ; par contre on connaà®t quel est son but, son objectif. Au Nord Est du Nigéria, au Sud du Niger, au Sud Ouest du Tchad et à l’Ouest de l’Extrême Nord, Boko Haram a pour mission, à

mission, à l’instar de son parrain international, l’organisation de l’Etat islamique, d’installer un califat comme ce fut le cas en Iraq et en Série.

Pour arriver à ses fins, la secte terrorise tout sur son passage, assassinats , enlèvements de jeunes , vol de bétail, mêmes les musulmans dont ils se réclament n’échappent pas à ses sévices.

Heureusement en ce qui concerne le Cameroun, le Président de la République, Chef des armées, a pris ses responsabilités et a déployé un contingent de forces de défenses avec toute l’intendance nécessaire au maintien des troupes.

Aujourd’hui la secte est affaiblie, il n’existe pratiquement plus de combats frontaux entre les éléments de Boko Haram et l’armée. Camerounaise, mais néanmoins l’ennemi subsiste en utilisant les bombes humaines lancées sur des marchés ou à des endroits o๠il y a des attroupements de personnes. Ces bombes humaines sont difficilement reconnaissables puisque Boko Haram utilise des femmes, des jeunes filles ou garçons pour transporter ces explosifs.

Mais avec la volonté de nos forces de défense d’en finir avec Boko Haram,1e courage de vos comités de vigilance et les prières de nos mosquées et églises, Dieu nous débarrassera complètement de ce fléau

Sur la frontière Est de la région de l’Est, les éléments de la seleka et des antibalaka, ayant tout rasé en République Centrafricaine , se déploient sur notre territoire pour se ravitailler en vivres et surtout acquérir de l’argent en volant, en pillant les biens des Camerounais.

Là encore le gouvernement a été obligé de dépêcher et maintenir un contingent des forces de défenses pour faire face à ces criminels.

En Adamaoua, région par excellence d’élevage, une nouvelle criminalité s’est installée, la prise d’otages.

Les propriétaires des boeufs, leurs femmes et enfants, les bergers sont enlevés contre rançon et si par malheur la rançon n’est pas payée, ils sont sèchement abattus. Là encore le gouvernement a été obligé de dépêcher les forces de défenses pour assurer la sécurité des paisibles citoyens.

Chers camarades, vous comprendrez que toutes ces interventions des forces de défense coûtent chères à l’Etat surtout au moment o๠notre économie se heurte à la baisse des prix de certains de nos matières premières avec toutes les répercussions sur notre budget.

L’ANDP ne cessera de dire merci à toutes les bonnes volontés qui sont venues au secours de nos forces de défenses et surtout au Président de la République qui n’a ménagé aucun effort pour venir à bout de tous ces foyers d’insécurité.

Chers camarades, nous ne pouvons pas passer sous silence, une partie de nos compatriotes vivant à l’extérieur de notre pays, et qu’on nomme souvent sous le vocable de Diaspora.

Composée d’étudiants Et surtout d’une intelligensia qui met ses compétences à la disposition des pays d’accueil, la diaspora camerounaise est aujourd’hui estimée à 5000.000 d’à¢mes reparties surtout en Europe et en Amérique du Nord.

Cette diaspora, contribue par ses envois d’argent sur le Cameroun, à rehausser le niveau de vie de ses parents, à consolider la balance des paiements du pays et à importer un nouveau savoir faire bref une nouvelle expertise à notre pays.

C’est pas par hasard si le Chef de l’Etat a instruit le Gouvernement d’organiser le 28 Juin 2017 la première rencontre d’échange entre les pouvoirs publics et des centaines de Camerounais vivant à l’étranger avec pour objectif, la création d’une plate forme permanente de dialogue en vue de permettre à ces Camerounais de s’intégrer au développement du pays. Ce forum de la diaspora a pour objet de créer une plate forme permanente de dialogue et de facilitation, assurer la diffusion et la compréhension des politiques publiques en faveur de la diaspora Camerounaise, faire connaà®tre les actions de notre diaspora relatives au développement de notre pays, réaffirmer la place de cette diaspora comme composante essentielle de la nation Camerounaise. En outre il sera question de faciliter l’exécution et le suivi des projets permanents initiés ou portés par la diaspora.

Pour ce faire, la rencontre de Yaoundé du 28 Juin 2017 devra aboutir à la création d’un comité conjoint de suivi et d’évaluation de la mise en oeuvre des projets collectés la mise en oeuvre d’un cadre de dialogue permanent entre le Gouvernement et la diaspora et une plus grande implication de cette dernière au développement de notre pays.

Dès lors il y’a lieu de considérer que les Camerounais de la diaspora ne sont des Camerounais à part, mais des Camerounais à part entière car non seulement ils participent au développement économique de notre pays, mais ils nous représentent brillamment dans les domaines comme le sport, la science et l’économie.

Certes le problème de la double nationalité se pose comme pour tous les pays africains, mais il nous appartient de trouver les voies et moyens pour maintenir la nationalité de notre diaspora pour qu’elle ne soit pas incompatible avec les autres nationalités que les Camerounais prennent pour leur permettre de réussir dans leurs entreprises.

Chers camarades, le sport est passionnant, mais plus encore le football passionne énormément les Camerounais, j’en veux pour preuve les passions que la coupe des nations de football féminin qui venait de se dérouler dans notre pays du 19 Novembre au 3 Décembre 2016 a soulevées pari les foules.

L’organisation de la CAN seniors en 2019 donnera encore plus d’occasion à nos compatriotes, de communier d’avantage avec nos vaillants lions indomptables au succès de nos représentants à cette rencontre de l’élite du football africain.

C’est pourquoi nous n’avons pas le droit de vous laisser retirer l’organisation de cette CAN à cause d’une défaillance de l’organisation ou du retard dans la livraison des divers stades à construire ou à réhabiliter.

De même, il est vrai que le sport est irrationnel, nous avons le devoir de maintenir au Cameroun la coupe que nous avons conquise de haute au Gabon le 5 Février.

Nous invitons par conséquent nos publics à déployer toute leur ingéniosité pour que la CAN se tienne en 2019 à la date prévue et que la coupe reste en territoire Camerounaise.

Chers camarades les sujets d’actualité sont nombreux er diversifiés, nous ne pouvons pas les aborder tous vu le temps d’une convention, je m’en excuse à l’avance, mais ce dont je suis sûr c’est que cette rencontre sera pour nous une occasion de préparation de notre Parti aux consultations électorales à venir en 2018 et 2019.

Sur ce je vous souhaite une bonne chance et vive et prospère l’Alliance Nationale pour la Démocratie et le Progrès dans un Cameroun uni et en paix.

I thank you for your attention!

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